La ferme communautaire

Good Note Community Farm. Il y a six mois, quand nous avons contacté cette ferme, nous nous attendions à une expérience très différente des autres… En fermant les yeux, nous pouvions déjà imaginer une bande de hippies, pieds-nus, la guitare à la main devant un feu de bois et faisant pousser des carottes bios, un joint à la main. Le pur cliché quoi !

Quelle n’a pas été notre surprise en arrivant, quand nous avons découvert qu’une seule famille vivait sur cette « ferme communautaire ». D’autre part, si la porte de la maison est toujours ouverte (car ils n’ont pas de clef !) et si Maryann est avant tout une femme engagée et utopiste, elle et sa famille ont bien les pieds sur terre (oui oui cela est parfaitement compatible!).

Mais alors me direz-vous, avec une seule famille, ce n’est pas une ferme communautaire, on nous a trompé sur la marchandise! Eh bien non. Nous allons vous faire découvrir tout ce qu’il est possible de mettre en commun sans pour autant partager la propriété d’un terrain.

La famille Borch possède les 14 hectares sur lesquels est implantée la ferme où ils font pousser leurs légumes, traient leur vache et leurs chèvres, où ils font du foin et élèvent leurs poulets de chair. Enfin « leurs poulets », pas exactement… Les poulets, la vache et les chèvres appartiennent à huit familles différentes. Maryann (qui, vous l’aurez compris est en charge de la ferme!), les accueillent sur son terrain et s’en occupe principalement, mais chacun des propriétaires doit aussi faire sa part. Chaque matin, une famille est donc en charge de nourrir les poulets ou bien de traire les chèvres ou la vache. En échange de cela et d’une trentaine de dollars par mois, la viande et le lait sont partagés entre chacun des co-propriétaires. Grâce à cela, Maryann a déjà réussi à bâtir une petite communauté qui se connaît bien, se retrouve pour des événements et apprend le travail de ferme à ses côtés. Mais ce n’est pas tout ! Cette femme, d’une énergie et d’une joie de vivre apparemment sans borne, donne également des cours de violon pour les enfants chez elle, loue certaines parcelles de son jardin à qui veut et accueille des apiculteurs. Elle organise aussi tous les premiers vendredis du mois son fameux FFF « First Friday Feedle jam event », une soirée où chacun apporte de quoi faire une pizza au feu de bois, que l’on déguste avant de faire un bœuf géant avec tous les joueurs de violons du coin (les guitares, pianos, djembés et autres accordéons sont aussi les bienvenus!). Un événement absolument magique auquel nous avons eu la chance de participer il y a deux jours (à suivre dans un prochain article…).

Grâce a cette organisation, nous avons pu rencontrer beaucoup de gens différents et passionnants sur cette ferme, où chacun va et vient, vaque à ses occupation, sans même avoir besoin de l’aide de Maryann bien souvent. Cela semble donc parfaitement idéal. Cependant, la famille Borch reste faite d’être humains (heureusement!) et tout n’est pas toujours parfait. Ce dynamisme incroyable entraîne tout le monde dans une spirale dont il est parfois difficile de s’échapper. Ainsi, en rentrant de son travail, Kevin aimerait parfois pouvoir lire un bouquin, plutôt que de réparer la grange, faire la distribution des poulets où organiser une soirée pizza. Mais bon, ce week-end, une météo clémente (pluie non-stop samedi!) et un petit coup de gueule, lui ont permis de prendre du repos.

Quoi qu’il en soit, tous les soirs Maryann, Kevin, et Rigel se retrouvent à table pour dîner, discuter et souvent écouter et jouer de la musique, ce qui nous permet de vivre dans une atmosphère paisible et surtout très familiale.

Clémentine

 

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2 réflexions sur “La ferme communautaire

  1. Excellent !
    J’ai eu la chance il y a trois ans de faire parti des wwoofers chanceux qui ont passé du temps dans la ferme de la famille Borch. Et je reconnais tout à fait l’esprit du lieu dans ce que tu décris.
    Maintenant, Rigel doit avoir bien grandi, le garage doit être terminé, et le jardin est surement beaucoup plus grand. J’accueillait Forest, le fils ainé, en France le mois dernier.
    Bonjour à toute la famille si vous y êtes encore et bonne continuation pour votre périple.
    Baptiste

    • Quelle coïncidence ! Nous avons entendu parler de toi. C’est bien toi qui a construit le « feeder » ? Parce qu’il commençait à se faire vieux et nous l’avons réparé la semaine dernière ! Pas de soucis, nous passerons le bonjour à tout le monde et aussi à Forest qui est rentré d’Allemagne il y a une semaine.
      Comment as tu découvert notre blog ?

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