La traite à Good Note

Après trois fermes, nous sommes presque devenus des experts en traite de chèvres. Mais ici, comme sur chaque ferme où nous nous sommes rendus, il y a toujours à apprendre et les manières de faire sont toutes différentes. Cette ferme est plus proche de celle de Doubletree. Il n’y a que cinq chèvres laitières et une vache (Vicky). Mais c’est déjà beaucoup de travail car ici, ce n’est pas comme à Goat’s Pride Dairy, tout se fait à la main et les chèvres ne se laissent pas toujours faire, elles s’en donnent à cœur joie pour donner de grands coups de sabots dans les seaux de lait ! Comme chez Cathy, en Caroline du Nord, Maryann ne trait que le matin. Seule différence: elle fait cela à 9h plutôt qu’à 6h (nous, on trouve que c’est une bonne idée !). Après la traite, elle laisse les mères passer la journée avec leurs petits. Elle ne les sépare qu’à la nuit tombée, afin d’avoir du lait le lendemain.

Après les petites mamelles de chèvres qu’il ne faut presser qu’à trois doigts, apprendre à traire une vache est un jeu d’enfant. Enfin c’est ce que nous avons pensé les cinq premières minutes… Car si cela est plus facile, il y a aussi beaucoup plus de lait à faire sortir et cela demande plus de force dans les bras et les avant-bras que nous n’en avions il y a trois semaines ! Avec un peu de pratique, j’arrive désormais à traire Vicky toute seule d’un bout à l’autre, mais je fais quand même une petite pause d’une minute au milieu. Et puis toujours ce fichu problème, la mamelle droite se vide beaucoup plus vite que la gauche. Si seulement je pouvais être ambidextre !

Il y a aussi de bons jours et de mauvais jours. Si Vicky est de bonne humeur, nous regarde d’un bon œil et veut bien nous donner son lait, on obtient facilement plus de quatre litres, mais dans les mauvais jours, elle préfère garder son lait pour Allan, son veau. Et c’est là qu’intervient la botte secrète de Maryann ! Après avoir tiré tout le lait possible, elle amène Allan et le laisse commencer à téter. Une fois qu’elle voit que le lait commence à redescendre dans les mamelles, elle éloigne le petit et recommence à traire la vache. Elle a ainsi accès au lait que Vicky gardait pour son veau, qui est plus crémeux (c’est le lait qu’on utilise pour faire du beurre). Mais quand elle fait cela, elle ne trait pas jusqu’au bout la seconde fois. Soyons beaux joueurs, il faut bien laisser au veau de quoi téter !

Ce lait crémeux est tellement bon que Rigel (le fils de Maryann) trayait la vache de l’époque directement dans sa bouche quand il avait quatre ans !

Clémentine

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