Nos objectifs

Il s’agit d’un carnet de voyage (textes, photos, dessins) relatant nos rencontres, durant six mois, avec des paysans d’Amérique du Nord. Ce projet est né de notre engagement pour une agriculture durable, d’un désir de voyages et de rencontres, d’échanges, de partage. Tous deux issus de l’école d’agronomie de Rennes, nous nous intéressons de près aux problématiques agricoles et environnementales, et plus particulièrement aux nouvelles initiatives afin de mettre en place une agriculture mieux ancrée dans son territoire, productrice de produits de qualité, créatrice de liens sociaux, d’emplois, de savoir, mais aussi de paysages. Nous désirions aller à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui n’acceptent pas, ou plus, le modèle productiviste dominant dans les pays du Nord. Et découvrir tout ce qu’ils ont à nous apprendre.

CAP à l’Ouest vise donc à informer et à sensibiliser les citoyens sur les thématiques d’agricultures durables, mais c’est aussi une entreprise artistique et culturelle.

Pourquoi un carnet de voyage ?

Le dessin, l’écriture et la photo sont de merveilleux moyens pour créer un échange. Ils incitent à se parler, s’observer, dépasser les apparences, prendre le temps de se comprendre et d’approfondir les relations du quotidien. Bref, vivre ensemble en gardant une trace de ces instants privilégiés. Valérian – toujours un carnet de croquis en poche – a remarqué qu’en voyage, les gens venaient très naturellement vers lui dès qu’il sortait son crayon ou ses pinceaux. Ce carnet n’est donc pas simplement un outil de travail, mais aussi de convivialité, pour entretenir et prolonger le dialogue. Décrire aussi la route elle-même, ses grands paysages et ses petits faits vrais du quotidien.

Clémentine, elle, a privilégié un temps et un format différents, à travers des portraits écrits et des photos des figures rencontrées sur son chemin. Notre carnet de voyage est donc fait de tout cela, et de beaucoup d’autres choses, inattendues, découvertes en chemin. Un carnet pour découvrir, mémoriser, restituer. Mais surtout partager, maintenant que nous sommes de retour en France.

Pourquoi l’Amérique du Nord ?

Pour surprendre ! Les champs de milliers d’hectares, les pesticides répandus par hélicoptère, les OGM, de l’irrigation en plein désert… Voilà les premières idées qui nous traversent l’esprit quand on entend parler d’agriculture nord-américaine. Cela n’est-il pas quelque peu réducteur ?

Oui, nous sommes inquiets pour l’avenir de la planète, mais plutôt que de broyer du noir, nous préférons nous attarder sur les initiatives qui fleurissent partout dans le monde et la progressive prise de conscience des véritables enjeux écologiques de ce début de XXIe siècle. Montrer que même aux États-Unis on peut rencontrer des petits paysans, des militants, des projets innovants, c’est un beau message d’espoir! Traverser à la fois les États-Unis et le Canada a aussi été pour nous l’occasion de comparer le fonctionnement de cette petite agriculture dans deux pays aux cultures et aux politiques agricoles différentes des nôtres.

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2 réflexions sur “Nos objectifs

  1. bonjour,
    je lis en ce moment le bouquin de Bénédicte Manier. Un million de révolutions tranquilles. Elle recense pas mal d’expériences sympas et alternatives notamment à Montréal, à Québec et dans certaines villes des Etats Unis. Entre autres liens: http://www.slowlivingsummit.org/ Aux états Unis: 85 CSA: communauty supported agriculture. A new york: 30 fermiers et potagers communautaires. L’incroyable récupération des terrains à Détroit (ville désertée passée de 2millions à 714000 habitants!) http://www.cskdetroit.org/EWG/ et l’expérience de mark covington: http://georgiastreetgarden.blogspot.fr/ ; les expériences de la ville d’ithaca: http://www.visitithaca.com/ ; le mouvement green guerillas, http://www.greenguerillas.org/
    à new york: http://www.sharingbackyards.com/ . Avec la crise 37%! des américains produisent leur nourriture en 2009 (contre 18%! en 2008). Avec notamment l’ouverture d’atelier de jardinage et la réouverture des marchés fermiers. + l’agriculture sur les toits à brooklyn: http://www.brightfarms.com/s/ . A montréal l’équivalent d’incroyable comestible par l’association alternatives: http://www.alternatives.ca/projets .les actions de permablitz (transformation éclaire d’un terrain avec la philo de la permaculture. L’achat des terres aussi (équivalent de terres de liens en France: Le community land trust http://www.communitylandtrusts.org.uk/home . Et l’importance des coopératives aux USA: http://www.organicvalley.coop/
    Donc sans aucun doute dans nos pays où l’agro industrie a le plus fait de dégats se trouvent aussi des alternatives nombreuses (gandhi: là où se situe le problème se situe la solution)!

    • Merci beaucoup pour toutes ces infos. Moi aussi j’ai lu le bouquin et c’est vrai qu’il y a plein de trucs super intéressants dedans. En tout cas tu nous as fait un résumé parfait 🙂
      A bientôt !

      Clémentine

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