Trajet du projet CAP à l’Ouest !

Carte du voyage

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L’école à la maison

« Home school » ? Oui, l’école à la maison est une pratique extrêmement populaire en Amérique du Nord. Laissez-nous vous expliquer comment cela se passe pour les enfants de la ferme Goat’s Pride Dairy.

Jo-Ann et Peter ont neufs enfants et aucun d’entre eux ne va à l’école avant l’âge de 16 ans. C’est Jo-Ann qui leur fait la classe pendant quelques heures par jour. Ils suivent un programme précis et sont suivis par un encadrant extérieur qui vient vérifier leurs progrès plusieurs fois par an. Au Canada, il est obligatoire, depuis quelques années, d’avoir un suivi extérieur lorsque l’on fait l’école à la maison. Dans la ferme où nous avons travaillé, passés 16 ans, tous les enfants de la famille ont fait le choix de poursuivre des études à l’université et apparemment, la transition s’est très bien faite pour les sept premiers (Charity vient juste de finir sa première année)!

Grâce à cette méthode d’apprentissage à la maison, les enfants vivent réellement sur la ferme et participent à différents travaux en plus de leurs leçons de français, maths ou histoire.

Joshua (12 ans) et Steven (9 ans) sont entièrement en charge des poules et c’est déjà pas mal de travail ! Chaque matin, avant le petit déjeuner et chaque après-midi, ils vont dans les deux poulaillers et soulèvent les poules en train de pondre pour récupérer les oeufs. Il faut faire attention car certaines poules n’aiment pas ça et essayent de leur piquer les doigts. Mais Steven a la technique, il les attrappe par la queue, ou bien les pousse avec un bâton. Plutôt débrouillard pour un garçon de 9 ans ! Le matin, ils doivent également remplir des seaux de graines et les verser dans les mangeoires. Des fois, en voyant Steven ou Josh porter deux gros seaux aussi lourds qu’eux, je les prends en pitié et leur donne un coup de main, mais il faut reconnaître qu’autrement ils font ça très bien tous seuls ! Enfin, cela reste tout de même la partie la plus drôle des « chicken chores » (corvées de poulets en anglais), car une fois par mois il faut laver les poulailler et retirer toutes les fientes (1) de poules à la pelle. Pour ça, deux ou trois WWOOFeurs (2) viennent leur donner un coup de main. Je dois dire que cela m’a vraiment impressionnée car ils ne se plaignent presque jamais. Et vous, est-ce que vous vous seriez vus faire cela à neuf ans ?!

Quand il n’y a pas assez de WWOOFeurs (2) pour aider sur la ferme, Steven et Joshua s’occupent aussi de nourrir les chevreaux au biberon, parce qu’ils connaissent tous leurs noms !

Enfin, une autre partie de leur travail à la ferme consiste à entraîner des animaux pour des concours de dressage auxquelles ils participent pendant les foires agricoles. Charity (16 ans) s’occupe actuellement de deux chèvres et d’une chienne. Joshua a une chèvre et envisage de dresser une poule l’année prochaine ! Quant à Steven il a débuté cette année à entraîner sa chèvre Ariety en la promenant en laisse.

Bref, l’école à la maison, c’est presque plus de travail qu’à l’école ! Qu’en pensez-vous ?

Dico :

(1) fientes: crottes de poules

(2) WWOOFeurs : personnes qui font du WWOOFing, c’est à dire qui travaillent dans des fermes biologiques contre des repas et un lit

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Clémentine

Article réalisé dans le cadre de notre partenariat avec l’école primaire des Violettes

Rubrique consacrée aux élèves sur notre blog : « Le coin des enfants« 

Le nez dans le foin

La récolte, le stockage et la livraison du foin

La récolte, le stockage et la livraison du foin

S’il y a un travail vraiment épuisant ici, c’est bien la récolte, le stockage et la livraison du foin.

Les pluies annoncées du dimanche 11 ont précipité les choses, ce qui a poussé un fermier voisin à venir demander de l’aide aux WWOOFeurs de Goat’sPride Dairy. Vendredi et Samedi, Tatjana, Verena, Laura et Anna et moi-même sommes donc aller « faire le foin ».

Notre travail a consisté à récolter les ballots dans les champs puis à les stocker dans la grange familiale, voire à le livrer dans des granges voisines. Nous avons même pu livrer notre propre ferme.

Toute la famille nous aidait dans notre travail. Don, un employé de la ferme, nous a aussi prêté main-forte. Même le pasteur est venu nous aider en conduisant le tracteur ! Pour le déjeuner, nous avons eu le droit à un pique-nique royal dans l’herbe face aux montagnes enneigées. Après une prière en cercle (la famille est mennonite), nous avons repris des forces avec un très bon repas et une vue splendide.

L’ambiance était donc bien sympathique, mais le travail harassant ! Après avoir transpiré des heures dans la poussière du foin, nous avons pu heureusement profiter de l’étang pour nous baigner et nous décrasser. Il et vrai que les douches étant limitées dans notre ferme, prendre deux bains deux jours de suite c’était un vrai luxe !

Valérian