Dernières nouvelles

Voilà, nos expositions sont terminées (du moins, pour le moment…) !

Au 4Bis à Rennes, nous avons présenté notre voyage à un public un peu moins nombreux que d’habitude, mais essentiellement composé de passants qui n’avaient jamais entendu parlé de CAP à l’Ouest. Une première ! Nous avons été ravis de voir tout le monde s’attarder pour feuilleter nos documents et discuter avec nous.

Expo au 4Bis à RennesEt puis, pour conclure, nous avons proposé notre exposition à la mairie de Nanteuil le Haudoin, à 10 minutes de chez les parents de Valérian. Retrouvailles avec ses amis du collège, ses profs, sa nourrice, sa famille… Une très belle façon de terminer ce temps de restitution.

Nous avons aussi fait une intervention d’une heure la semaine dernière à l’école du paysage de Versailles, lors d’un séminaire sur la thématique « Agriculture et Paysage ». Cela nous a permis d’aborder notre voyage d’une manière nouvelle et de nous poser des questions qui ne nous avaient même pas effleurés !

Mais maintenant, tout cela est fini, et, depuis vendredi dernier nous sommes installés à St Chels, dans le Lot, dans la maison de campagne de mes grands parents pour écrire notre livre. Oui oui, c’est officiel, nous nous y mettons pour de bon ce coup-ci ! A six heures de route de Paris, une heure de la première ville digne de ce nom et 800m du premier voisin, nous voici tranquilles. Entre deux séances de travail : feux de bois dans la cheminée, exercices d’accordéons pour Valérian et de saxo pour moi, balades sur les petits sentiers du causse et bonnes bouffes. Les quatre mois qui viennent s’annoncent plutôt bien !

Rédaction de notre bouquin au coin du feu

Clémentine

Notre première exposition à Mareil-Marly

Ce week-end, a eu lieu la première exposition de CAP à l’Ouest à Mareil-Marly.

Nous avons reçu de nombreux visiteurs de tout âge qui sont bien souvent repartis avec les yeux pétillants. Une belle manière de poursuivre notre voyage, de le partager et de faire rêver.

Merci à tous pour votre soutien et votre enthousiasme !

Et n’oubliez pas que nous serons  le 5 décembre à Rennes à Agrocampus Ouest, à l’Aquarium, bâtiment 1 de 12h à 19h.

Clémentine et Valérian.

Préparation de la première exposition

Notre première exposition aura lieu dans une semaine à la Terrasse à Mareil-Marly !

Photos de la préparation :

N’oubliez pas nos deux premières expositions !

A Mareil-Marly à la Terrasse le vendredi 29 novembre à partir de 19h30 et le samedi 30 novembre de 14h à 18h

A Rennes, à Agrocampus Ouest le jeudi 5 décembre de 12h à 19h à l’aquarium

Entrée gratuite pour tous !

Clémentine et Valérian

A l’école de Mareil

Nous avons passé trois après-midi fantastiques avec les élèves de la classe de CM2 de Nathalie Redon à Mareil-Marly (78).

Deux séances de jardinage nous ont permis de sensibiliser les élèves au l’importance de préparer et de nourrir son jardin avant l’hiver. Nous avons testé trois techniques sur leur potager :

  • le jardin en lasagne qui consiste à empiler des couches de carton, compost (ou terreau), feuilles, paille et autres déchets organiques. Cela permet de constituer une terre plus riche pour l’année suivante. Chaque matériau va se décomposer à une vitesse différente, permettant ainsi de nourrir le sol et de lui donner une structure.
  • le paillage avec des feuilles mortes et de la paille, qui permet aussi de nourrir le sol grâce à la décomposition des feuille et de le maintenir au chaud pour qu’il soit prêt plus rapidement au printemps. Le paillage limite aussi la pousse des mauvaises herbes ! Nous avons ainsi paillé des fraisiers et des bulbes.
  • la plantation d’un engrais vert : la phacélie. Cette plante semée par les enfants va couvrir le sol pendant l’hiver et le nourrir lorsqu’elle sera enfouie avant la plantation au printemps.

Ces deux séances ont été très fructueuses et les enfants nous ont paru extrêmement motivés et intéressés. Un vrai plaisir, malgré la pluie !

La troisième séance a été consacrée au récit du voyage. Valérian a feuilleté son carnet de voyage sous les yeux ébahis de toute la classe. Nous avons entrecoupé cela de petites activités de réflexion sur des méthodes de culture alternatives comme le cheval de trait. Points positifs ? Point négatifs ? Les élèves nous ont bluffés !

Dernière étape : toute les productions et supports de réflexion des enfants sur le thème de l’agriculture durable seront présentés à Mareil lors de notre exposition le 30 novembre 2013 à la Terrasse de 14h à 18h. Vous y découvrirez entre autre leur terrarium, la fiche technique de réalisation d’un jardin en lasagnes, des photos,… mais chuuut, ne dévoilons pas tout maintenant !…

Clémentine

La fin d’une belle aventure ?

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Voici déjà plusieurs semaines que nous avons repris la route, après un séjour idyllique à Good Note Community Farm. Pas facile de quitter Maryann, Kevin et Rigel après trois semaines si courtes, mais durant lesquelles nous avons appris énormément et noué des liens très forts avec cette famille dont nous nous sentons si proche. C’est donc le cœur serré que nous avons agité nos mains par la fenêtre en laissant derrière nous cette ferme qui clôture un voyage de six mois extraordinaire, plein de rencontres, de découvertes, de surprises, de nouveaux amis. Un voyage dans lequel nous avons mis tant d’énergie, d’espoirs, de rêves et de travail.

Mais heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là puisque sur le chemin du retour pour Montréal nous avons traversé tout le Canada, découvert des régions magnifiques, fait du canoë sur les lacs déserts de l’Ontario, entourés d’érables aux vives couleurs d’automne.

Finalement, nous avons décidé de clore ce voyage en beauté, là où il avait commencé : à la ferme Belle Roche. Nous avons donc retrouvé Caroline et Simon qui n’avaient pas changé, bien que la ferme, elle, n’ait vraiment plus le même aspect ! Nous avons pu récolter avec bonheur les légumes que nous avions laissés à l’état de plantules il y a quelques mois, et bien sûr rencontrer Raphaëlle, la petite fille d’un mois qui habite désormais la chambre bleue que nous avions repeinte en avril.

De retour à Montréal depuis mercredi, nous avons finalement revendu notre voiture « sac-à-puces » et nous profitons désormais de l’été indien sur les terrasses ensoleillées de la première ville du Québec.

Si ce voyage se finit demain, l’aventure elle continue, puisque nous espérons pouvoir partager avec vous, en France, cette expérience fabuleuse et les nouvelles idées qu’elle nous a données. Nous organiserons donc des événements et des expositions dans la région parisienne et en Bretagne dans les mois à venir et nous comptons vous y voir nombreux !

Merci à tous pour vos messages et vos commentaires. Merci d’avoir suivi fidèlement ce blog durant six mois. Rien ne nous a plus de motivé que de voir la fréquentation de notre site augmenter au fil des mois !

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog dans les jours et les mois à venir pour obtenir des informations sur nos expositions, soirée-débats et animations. Mais aussi éventuellement pour lire de nouveaux articles plus synthétiques sur ce voyage et les pistes de réflexion qu’il nous a ouvertes.

A très bientôt !

Clémentine et Valérian

La grange

Quelques photos de nos journées de travail sur la construction de la grange avant l’hiver.

Savon fait maison !

Chez les Borch, la majeure partie des produits utilisés sont locaux. Et cela s’applique à tous les domaines, que ce soit la maison en paille et argile, la nourriture ou les produits d’entretien. Car oui, Maryann fait son savon elle-même à partir du gras de ses bœufs et du lait de ses chèvres. Oui oui, du savon au gras de bœuf ! On vous assure, ça ne se sent même pas et ça permet d’éviter de gaspiller. Pas mal non ?

Il y a quelques jours, en deux heures, nous avons donc pu assister à la confection du savon. D’abord Maryann fait chauffer les morceaux de bœuf, afin que le gras se liquéfie et pour pouvoir le séparer des morceaux de viande résiduels et des os. Ce matin, nous avons obtenu 1,8kg de graisse de bœuf. Nous l’avons laissée refroidir et sommes allés regarder sur un site internet spécialisé (www.thesage.com) pour savoir combien il nous fallait d’hydroxyde de sodium (soude) et de lait de chèvre. Nous avons finalement mis les 700 millilitres de chèvre dans un bol au congélateur pendant que le gras refroidissait et pesé les 225 grammes de soude. Après une heure, quand le lait était presque entièrement gelé, nous avons ajouté la soude dans le bol de lait petit à petit, en remuant, afin que le lait ne brûle pas. Car oui, la réaction qui se produit est très forte et chauffe beaucoup ! C’est pour cela qu’il faut porter des gants et des lunettes (ce que Maryann ne fait pas toujours…), laisser le bol tremper dans un évier rempli d’eau froide afin que cela refroidisse le mélange, et surtout ajouter la soude dans le lait et pas l’inverse (sinon gare à la réaction !). On remue jusqu’à ce que le mélange redescende à 38°C. Puis on le verse dans la casserole remplie de gras de bœuf refroidi. C’est là aussi une réaction dangereuse, il faut donc verser doucement et remuer avec une cuillère en métal (une cuillère en bois serait rongée!), porter des gants et des lunettes. Quand tout est bien mélangé, on fini au blender ou au mixer, car le savon a besoin d’être mixé très vite pour s’épaissir. Une fois le mélange épaissi, nous avons ajouté des huiles essentielles d’arbre à thé et des flocons d’avoine (c’est bon pour la peau!). Puis, nous avons versé cela dans des boites rectangulaires. On recouvre le dessus de plastique et on enveloppe le tout dans une grosse serviette éponge pour garder la chaleur. Le mélange va continuer à réagir pour se solidifier pendant 24h. Le lendemain, on peut découper des rectangles de savon. Mais attention, tant que tout l’hydroxyde de sodium n’a pas réagi, le savon reste extrêmement corrosif et ne peut pas être utilisé. Il faut attendre au moins quatre semaines (six dans l’idéal) avant de se laver les mains avec. Nous en emportons dans nos valises, alors si vous venez à l’une de nos expositions, vous pourrez vérifier par vous même qu’on ne décèle pas la moindre odeur de gras de bœuf !

Juste pour info, si cela vous intéresse, Maryann n’utilise aucun produit d’entretien chimique. Le vinaigre blanc lui permet de détartrer la salle de bain et de nettoyer les vitres. Pour ses tables, elle fait cela avec de l’huile essentielle d’arbre à thé. Elle utilise du bicarbonate de sodium pour récurer les casseroles dont le fond est brûlé ou pour nettoyer ses toilettes. Et enfin, pour éviter le problème des canalisations bouchées, une fois par mois elle remplit son évier d’eau très chaude et avec une paire de gant elle ôte le bouchon et laisse toute l’eau s’échapper très vite dans les tuyaux. Cela suffit pour se débarrasser du gras qui risquerait de les boucher.

Alors, vous sentez-vous prêt à vous débarrasser de votre Monsieur Propre maintenant ?

 Clémentine

La règle des cinq minutes

A notre arrivée sur la ferme Kevin nous a directement prévenus : « Ici on applique la règle des cinq minutes. Les cinq premières minutes on vous sert et après, vous faites comme chez vous. Vous avez faim : vous ouvrez le réfrigérateur, vous voulez mettre le couvert : vous cherchez les assiettes ». Eh oui, le WWOOFing c’est du travail dans les fermes, mais c’est aussi (et surtout !) vivre ensemble. Ici nous ne sommes pas des invités, mais des habitants de la maison.

Dans les cinq fermes où nous sommes allés, nous avons toujours participé à tous les aspects de la vie de famille. Mais jamais autant qu’à Good Note nous n’avons eu le sentiment de faire partie de la famille. Nous partageons tout : les travaux de ferme et ménagers, les bons moments et les moins bons.

La journée, nous travaillons sur la ferme, le plus souvent sans Maryann qui en profite pour faire d’autres choses (la cuisine, des cours de musique, livrer du lait etc.). Mais quand elle fait du savon ou du fromage, où quand elle va rendre visite à des amis qui pourraient nous intéresser, elle nous propose toujours de nous joindre à elle. Car nous ne sommes pas uniquement ici pour travailler pour elle, mais aussi pour apprendre et partager.

Pour les repas, Maryann n’est pas la seule à faire la cuisine et quand elle n’a pas le temps c’est nous qui nous mettons aux fourneaux. Libre à nous d’inventer la recette qui nous plaît avec les ingrédients disponibles ! Après le repas, chacun range et participe à la vaisselle afin de pouvoir profiter ensemble de la soirée. La semaine, nous jouons aux cartes ou au Cluedo avec Rigel et Kévin, ou bien nous regardons un film en bas tous ensemble en mangeant des pop-corn au beurre. Des fois, on s’installe juste pour tricoter, bouquiner, écouter de la musique ou papoter dans le salon. Le week-end, il y a souvent des amis qui viennent dîner ou même dormir et nous passons la soirée avec eux. Samedi dernier, nous étions quinze à table et presque tout le monde est resté dormir sous le toit de la nouvelle grange où nous avions suspendu une dizaine de hamacs ! Vers 6h du matin, congelés, nous nous sommes presque tous rapatriés dans la maison, au grand dam des quelques personnes moins téméraires qui étaient restées au chaud !

Hier, nous sommes aussi allés passé la journée chez des amis apiculteurs qui habitent à une heure de la ferme, pour leur donner un coup de main dans la construction de leur maison en isolation paille. Nous avons travaillé dur toute la journée, mais nous avons rencontré des gens vraiment intéressants et découvert comment construire ce type d’habitation, moins polluante, moins consommatrice d’énergie et moins chère. En guise de récompense, après le dîner nous avons eu droit à une dégustation de miel et à la visite locaux de transformation du miel !

Mais la vie de famille sur une ferme, ce n’est pas uniquement des parties de rigolades. Il y a deux jours, quand Maryann a vérifié la météo à 22h et s’est aperçu qu’il allait faire -3°C pendant la nuit, nous avons du nous aussi sortir avec gants, bonnet et écharpe, pour récolter les tomates et les courgettes qui risquaient de geler ! Eh oui, sur une ferme, pas d’horaire fixe, on s’adapte au climat, aux animaux et aux végétaux.

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Clémentine