Au cours de nos voyages…

Chaque début de grand trajet débute par la chanson « Voyage voyage », c’est un classique. Il faut dire qu ‘avec seulement deux CD à bords, nous commençons par connaître toutes les chansons par cœur. Heureusement quelques radios locales cassent parfois la routine.

(Ecoutez la chanson !)

« Sac-à-puces », notre voiture, nous accompagne depuis Montréal avec « Jamonito », un lapin en peluche qui garde les clefs de la voiture. Bien que Jamonito soit hideux, il a les faveurs de Clémentine qui, je crois, a un petit faible pour lui.

Il y a enfin « Octopus », la Grass-Head (littéralement « tête de gazon »), qui nous suit depuis New-York. Si elle eu une bonne poussée capillaire au début, son passage en Utah lui a valu quelques cheveux blancs à cause de la chaleur dans la voiture (sans clim!). Maintenant que nous sommes sur la côte Ouest, nous essayons tant bien que mal de la sauver !

Sac-à-puces quant à elle a eu le droit à plusieurs visites chez le garagiste. Le contrôle technique, quelques menues réparations, le changement des pneus d’hiver et enfin le remplacement des pneus nous a valu le plaisir de connaître des garages sur tout le continent ! Nous ne pensions pas avoir à changer les pneus aussi souvent, mais quand les routes sont chaudes ils s’usent vite, voire très vite, ce qui nous fait quelques frayeurs par temps de pluie !

Les routes sont souvent très droites, surtout dans les grandes plaines ou les déserts, et sont entrecoupées d’innombrables zones de travaux à vitesse réduite sans aucune machine ni ouvrier à la tâche. Il y a une perte d’espace absolument hallucinante pour la construction des autoroutes, laissant parfois jusqu’à un petit bois ou une grande pelouse entre les deux sens de la chaussée. Mais cette perte d’espace est parfois rentabilisée, car certains États n’hésitent pas à mettre cet espace à profit pour faucher et récolter le foin le long des autoroutes. Autre bonne idée, les lignes de trains s’insèrent souvent au centre des autoroutes à proximité des grandes villes, réduisant cette fois-ci l’espace utilisé au minimum tout en limitant le nombre de barrières infranchissables pour les animaux itinérants.

Pour ce qui est du code de la route que l’on dit très respecté, c’est une grosse blague! Les américains n’hésitent pas à s’arrêter sur les bandes d’arrêt d’urgence, doubler par la droite, sur une ligne blanche ou à rouler à toute vitesse. Il y a de quoi faire de longues files de mécontents derrière soit si on s’avise de rouler à la vitesse maximum autorisée sur des petites routes !

Sur la route, nos trajets nous permettent d’alterner entre des stations services qui vendent de la viande séchées (« jerky »), des campings souvent très confortables et des auberges de jeunesse assez aléatoires. Il est vrai que si il y a un domaine où les américains sont forts, ce sont bien les campings et les barbecues. Chaque soir, nous pouvons donc faire notre cuisine au feux de bois, et tout ça avec, quand il y en a, des douches et des WC toujours impeccables. Au menu du soir, des pâtes ou du riz (à tour de rôle pour varier les plaisirs!) avec des sauces tomates ou de la sauces soja et parfois de la viande ou des poivrons grillés pour faire une petite folie. Le midi, il s’agit le plus souvent d’une salade de tomates et de concombres avec du riz ou des pâtes de la veille, à moins bien sûr que nous soyons en ville et que nous tombions sur quelque chose de vraiment appétissant !

Heureusement, notre arrivée en Californie nous a ouvert les portes des vignobles et améliore nettement notre quotidien !

 Valérian

Love your Block !

Ça y est, comme pour les classes vertes quand nous étions petits, nous avons eu notre boom de fin de wwoofing. Toute la journée de samedi, du matin jusqu’au soir, nous avons réalisé des activités pour les petits et les grands lors de la fête de quartier « Love your block ». Pour nous, la journée a débuté de bonne heure par le tri des fleurs que nous allions planter au pied des arbres dans la rue. Savoir si la plante est annuelle ou pérenne, si elle a besoin d’ombre ou de soleil, si elle a besoin d’eau ou pas… Bref, un tri qui nous permettait de placer chaque plante au bon endroit en fonction de ses besoins. Ensuite, à 10 h, l’événement a vraiment commencé et Shon, un voisin, nous a fait de délicieux pancakes sur le barbecue. Avec des fraises et des myrtilles fraîches, le tout arrosé de sirop d’érable mmmmh…. C’était un vrai délice ! D’ailleurs ça a permis de rameuter pas mal de monde (surtout des enfants) pour la suite des activités. Pendant que certains dessinaient ou mangeaient, nous avons commencé à nettoyer et planter des fleurs dans la rue. Il faut avouer que ceux qui nous aidé jusqu’au bout on été peu nombreux, mais plusieurs personnes donnaient des coups de main par-ci par-là. Certains étaient contents d’embellir la rue ou du moins l’arbre devant chez eux, d’autres étaient heureux de jouer avec des pelles, du terreau, un arrosoir et des plantes, ou d’autres enfin avaient tout simplement envie d’apprendre ou de donner un coup de main. Évidemment, vers midi, l’aide c’est fait plus rare avec la chaleur qui montait. Les escaliers devant chaque maison qui sont habituellement bien occupés se vidaient. Même les enfants ont arrêté leur bataille d’eau ! Nous sommes donc aussi allés nous mettre au frais à l’intérieur le temps du déjeuner avant de reprendre l’après-midi.

Vers 18 heures, Mrs Backer, une petite dame de plus de 80 ans qui connaît tout le monde et surtout que tout le monde connaît, nous a servi un très bon chili au jardin. Elle avait cuisiné toute la journée pour nous le servir avec du « corn-bread » et une citronnade bien rafraîchissante. Clémentine, en même temps, apprenait aux enfants à faire des « Grass-heads » à l’aide de bas, de terreau et de graines de gazon. Le principe est simple : il suffit d’arroser sa « Grass-head » quelques jours avant de voir pousser des cheveux verts. Ça permet d’amuser le enfant tout en leur faisant toucher du doigt le jardinage.

Faute de vidéoprojecteur, nous n’avons pas pu voir de film sur l’écran blanc que nous avions peint au mur, mais la journée avait été bien chargée. Le soir nous étions épuisé. Heureusement nous nous sommes couchés tôt avec l’idée que Shon ferait de nouveau des pancakes au jardin le lendemain. Ça motive !

Valérian