Parking à New York

Panneau de stationnement à New-York

A New York la plupart des places de parking sont gratuites, mais parfois, on serait prêt à payer très cher pour comprendre ce que veulent dire ces panneaux…

Vous n’avez rien compris ? C’est normal ! Nous allons essayer de déchiffrer ce panneau avec vous…

  • Interdit de se garer ici de 16h à 19h, sauf le dimanche
  • Interdit de se garer ici de 4h du matin à 6h du matin les mardis, jeudis et samedis
  • Il faut être muni d’un disque de stationnement d’une heure maximum entre 9h et 16h, sauf le dimanche

Je sais ce que vous en pensez : « bref, on ne sait toujours pas quand on peut se garer quoi ! » Eh bien, vous avez enfin compris la vie en voiture à Manhattan ! En gros, on tourne en rond pendant des heures et quand on tombe finalement sur une place libre, on reste en contemplation face au panneau explicatif pour essayer de savoir si oui ou non on peut se garer là un mardi soir à 18h… Et gare à ceux qui n’ont pas bien lu car les amendes débutent à 45 dollars et peuvent atteindre 200 dollars si on se gare trop près d’une pompe incendie.

Ces quelques photos vous prouveront qu’en terme de parking tout est possible à New York !

Mais bon, heureusement, nous vivons à Brooklyn et il y a beaucoup moins de voitures, donc c’est facile de se garer et il n’y a pas trop de contraintes. Seule difficulté, deux fois par semaine la ville nettoie la rue et il faut déplacer la voiture. Donc par exemple dans notre rue entre 12h et 13h30 les mardis et jeudis il faut se garer ailleurs. Facile à comprendre, on s’est vite habitué à ce petit rituel. Bon évidemment, si on ne trouve pas de place dans notre rue, on se gare dans une autre et les horaires et les jours de nettoyage diffèrent…

Bref, mardi dernier nous avons eu notre premier PV.

PV de stationnement à New-York

Clémentine

NYC La ville aux mille visages

Un parc urbain de 14ha, des grattes ciel, une voie de chemin de fer transformée en promenade, des rues recouvertes de panneaux publicitaires, des jardins sur les toits, une tour de 381m de haut,… New York ce n’est pas seulement un gigantesque amas de béton, c’est aussi une ville extrêmement verte. Ce qui fascine c’est avant tout le contraste entre tous ces univers différents qu’on l’on croisent sur son chemin en visitant New York.

Voici un rapide aperçu en images de ce que nous avons découvert ces dix derniers jours.

Bags garden, limaces et peinture blanche…

Des sacs en toile de jute pour créer des mini-jardins ? L’idée est surprenante, mais elle marche très bien ! Violaine trouve les sacs à Brooklyn dans une entreprise de torréfaction de café. Pour préparer ces « bags garden », nous avons commencé par mettre un bac en plastique avec des graviers au fond des sacs afin de récupérer l’eau de pluie et d’arrosage et de créer une petite réserve d’eau. Ensuite nous avons rempli les sacs avec un mélange de terre, de terreau, de compost et de perlite (sable siliceux très léger qui permet d’aérer le sol) tout en prenant soin de garder une colonne de gravier au centre. Pour faire ces colonnes, il suffit d’utiliser un pot de fleur en plastique dont le fond a été percé et de le poser sur les graviers au fond du sac. En remplissant successivement le pot de fleur avec du gravier et les alentours du pot avec de la terre on crée en montant une véritable gouttière pour l’eau et l’air. Cela permet d’arroser en profondeur les sacs et de bien aérer la terre. Pour les sacs de jute qui accueilleront des petites plantes vertes pas trop volumineuses, Violaine prévoit de percer des trous sur les côtés des sacs pour créer des mini-jardins verticaux. A terme, certains « bags garden » pourront être à la charge d’enfants afin qu’ils puissent créer leur propre univers.

Le « Welcome Home Garden » regorge d’autres petites astuces. C’est le cas par exemple des murs mitoyens qui sont peints en blanc afin de réfléchir la lumière du soleil. C’est vrai que étant situé entre deux maisons le jardin est un peu à l’ombre, ce qui nous force à réfléchir à chaque fois à ce que l’on plante en fonction du soleil. Peindre les murs en blanc permet non seulement de faire rentrer plus de lumière, mais en plus ils serviront d’écran pour projeter des films lors de la fête du bloc dans une dizaine de jours.

Autre truc : l’anti-limace. Il faut le savoir, les limaces adorent la bière. Il suffit donc d’enterrer des verres remplis de bière pour noyer les hordes de limaces qui sinon s’attaquent aux choux ou autres plantes innocentes. Ça marche vraiment bien, il faut juste avoir le cœur de vider les verres ensuite. Âmes sensibles s’abstenir !

Valérian

Pour voir la fabrication de « bags garden » en Ouganda : http://www.sendacow.org.uk/baggardens

Premiers pas dans le jardin de Brooklyn

1 400 kilomètres en deux jours, de la Gaspésie à New York, ça fait du changement ! D’une petite ferme (de plusieurs hectares tout de même), nous voici désormais en plein coeur de la ville dans un potager de 250m². Nous avons quitté Belle Roche alors que la saison débutait à peine, alors qu’ici le petit jardin à l’arrière de la maison de Violaine ressemble déjà à une forêt vierge. On peut même déjà voir les fraises poindre le bout de leur nez dans le potager communautaire. Violaine ?… Eh, oui une française, ça nous fait une transition douce entre le Québec et notre prochaine étape en Caroline du Nord !

Welcome Home Garden va donc nous permettre de découvrir un nouvel univers. En plein milieu d’un quartier encore très populaire de Brooklyn, ce jardin a certes pour objectif de produire des légumes, mais aussi de redynamiser la vie du quartier. Dans Halsey Street, où habite Violaine, on voit des gens traîner et papoter dans la rue toute la journée, et forcément à un moment où un autre, ils s’attardent devant le potager communautaire. Cela nous permet de découvrir toutes les figures du quartier. De Willy, qui se la joue « mâle domniant du bloc » et qui donne des petits coups de main à droite à gauche, à ce gamin qui retourne toutes les pierres pour trouver des serpents, en passant par notre nouvel assitant arrosage d’environ 6 ans, on ne risque pas de s’ennuyer pendant trois semaines !

Ce séjour sera très différent du précédent également parce que Violaine mène cette initiative sur son temps libre et qu’elle a un travail à plein temps en dehors. Nous ne passons donc pas nos journées avec elle en semaine. En revanche, le week end, Violaine et les membres du quartier viendront se joindre à nous. En attendant, nous avons plein de petits boulots à faire et même un projet à mener : mettre en place et installer un système d’irrigation au goutte à goutte pour le potager.

Le fait de ne pas travailler au jour le jour avec Violaine nous inquiétait un peu au départ, mais finalement, grâce au deux jours de congés qu’elle avait pris à notre arrivée et à des temps de discussion le matin et le soir, nous avons déjà appris plein de choses sur le jardin, sur Brooklyn, les enfants du quartier, mais aussi sur la permaculture et la biodynamie, des techniques qu’elle essaye d’appliquer dans le potager.

Bref, beaucoup de nouvelles choses à découvrir, mais heureusement, nous gardons quelques repères : Violaine fait ses semis… dans son salon !

Clémentine

New York City !

Nous voilà arrivés à New York après 1 semaine de voyage à travers la Gaspésie (Canada) et Boston. Nous sommes installés depuis cet après midi à Brooklyn chez Violaine que nous allons aider dans son jardin communautaire.

D’ici quelques jours vous aurez donc des nouvelles !