Les outils de Doubletree

Pendant ces 3 dernières semaines, nous avons eu l’occasion de participer à des travaux très variés qui nécessitaient de savoir utiliser des outils spécifiques. Les connaissez-vous tous et sauriez-vous les nommer en anglais ? La ferme Doubletree sera ici l’occasion d’un petit cours de vocabulaire technique en anglais (et peut-être même en français !).

Contre les mauvaises herbes !

La lutte contre les mauvaises herbes est (comme nous vous l’avons démontré déjà à Belle Roche) un combat de chaque instant pour l’agriculteur biologique. De quels outils dispose donc Cathy à Doubletree pour remédier à ce problème ?

  • La débroussailleuse (weedeater) nous a servi à couper les herbes le long des clôtures électriques pour éviter que les chevaux et les chèvres ne s’échappent. C’est un travail qui doit être fait au moins une fois par semaine, surtout dans cette région humide où tout pousse très vite. En effet, si des plantes touchent le fil, toute l’électricité est redirigée vers la terre, car il est plus facile pour l’électricité de se propager le long d’une plante que le long d’un fil électrique. Et la barrière se retrouve hors-tension, donc inutile !
  • La binette (hoe) est un petit outil que l’on manie debout et avec lequel on peut gratter la surface du sol pour arracher les mauvaises herbes au pied des plantes (là où de plus grosses machines, moins précises, ne peuvent pas intervenir). A la ferme Doubletree on l’utilisait surtout pour désherber entre chaque plante sur un même rang.
  • Pour désherber entre les rangs de légumes on utilise le sarcleur (cultivator) traîné par Allis, le cheval de trait (draft horse). Il s’agit d’un outil avec des griffes qui raclent la surface du sol et arrachent les adventices (mauvaises herbes, weed en anglais).

Pour bricoler sur la cabane (« cabin ») où logent Sam et Mia

Nous avons utilisé toutes sortes d’outils pour fixer de la laine isolante (fiberglass insulation) sous la cabane, la remettre à niveau (car elle penchait dangereusement vers l’arrière!), recouvrir la façade de panneaux de bois et peindre les fenêtres.

  • Un cric (jack) pour soulever la maison.
  • Un marteau (hammer) pour enfoncer les clous (nails) qui servent à fixer les planches de bois (wood boards) sur la façade.
  • Un mètre-ruban (mesuring tape) pour faire toutes les mesures nécessaires.
  • Une échelle (ladder) pour fixer des planches et peindre en hauteur.
  • Un tournevis (screwdriver) pour fixer les planches de bois sous la cabane avec des vis (screws).
  • De la peinture (paint) et des pinceaux (brushes) pour peindre les fenêtres de la cabane.
  • La scie circulaire (circular saw) et la scie à main (hand saw) qui servent à découper les planches.
  • Une brouette (wheel barrow) pour transporter tous ces outils !

Pour couper du bois

Voila comment on fend du bois à la hache

  • Une tronçonneuse (chain saw) pour débiter les troncs d’arbres.
  • Une hache (axe) pour fendre le bois afin qu’il ne soit pas trop large pour le poêle.

Autres outils que nous avons utilisés sur la ferme mais dont nous n’avons pas de photos

  • La faux (scythe) qui sert à couper de l’herbe haute dans un champ pour faire du foin.
  • La tondeuse (land mower)

Clémentine

Article réalisé dans le cadre de notre partenariat avec l’école des Violette, pour la rubrique « Le coin des enfants » de notre blog

Aquarelle de Doubletree

Doubletree Farm

Savez-vous pourquoi Doubletree Farm s’appelle ainsi ? Pour deux raisons !

La première c’est que le petit cours d’eau qui alimente la ferme en eau potable (à l’aide d’une pompe) prend sa source sous un arbre à deux troncs. L’autre raison c’est qu’un « doubletree » est une pièce utilisée pour atteler deux chevaux de traits à une charrue (voir photo).

Doubletree

Clémentine

Trayeuse et wagon

Voici de nouveaux dessins de Valérian qui représentent le wagon que la jument Allis tire (notamment pour transporter des pierres !) et la trayeuse sur laquelle on installe Lilac tous les matins.

Trayeuse et Wagon

Pourquoi nous ne vivrons jamais en Amérique du Nord !

Mesure de la longueur des planches pour la cabane

Vous l’avez compris, depuis plusieurs mois nous nous escrimons avec le système de mesure américain ! Notre découragement a atteint son paroxysme le jour ou nous avons compris que même Marcus ne comprenait pas tout et éprouvait des difficultés à lire des distances sur un ruban à mesurer.

Et nous pouvons vous assurer que ce n’est pas lui qui est en tort. Savez-vous qu’un mètre (dans le sens l’outil qui sert à mesurer) est divisé en 4 sous unités ? Les yards (verges) comprennent chacun 3 feet (pieds), qui eux-même représentent 12 inches (pouces). Ensuite on se dit qu’il pourrait au moins diviser les inches en 10, mais non c’est beaucoup trop simple, les inches sont divisés en ¼, 1/8ème et 1/16ème !

Et encore sur les mètres on ne lit pas les miles qui représentent 1760 yards (quoi de plus logique ?)

Même si cela paraît complètement fou, on peut encore envisager d’arriver à s’approprier ce système un jour. Mais ce qui restera toujours un mystère pour nous (et sûrement pour beaucoup d’américains!) ce sont les unités de mesures utilisées en cuisine. Nous tenterons simplement ici d’être le plus exhaustif possible, en sachant bien que cela est parfaitement impossible.

En ce qui concerne le poids :

  • les pounds (livres)
  • les ounces (onces)
  • les kilogrammes (parfois!)
  • les grammes

En ce qui concerne les volumes :

  • les gallons
  • les pints
  • les cups (tasses)
  • les quarts
  • les onces fluid
  • les tablespoons (cuillères à soupe)
  • les teaspoons (cuillères à café)
  • les liters (litres) et ce qui va avec (ml, cl, dl)

Pour ce qui est des équivalences entre toutes ces unités, en se concentrant on arrive à démêler une certaine logique :

  • 1 liter = 1000 ml = 100 cl = 10dl (ah comme c’est simple!)
  • 1 gallon = 16 cups = 8 pints = 4 quarts (c’est presque logique!)
  • 1 ounce = 6 teaspoons = 2 tablespoons (mouais…)

Mais après si on veut croiser toutes ces unités ça donne :

1 gallon = 3,785 liters = 126,18 ounces (Mais bien sûr!)

Et après on s’étonne que les américains et les anglais soient réputés pour manger mal !

 

 Clémentine

 

 

 

 

Black rasberries bavarian pie

Chaque matin pour le petit-dej c’est la folie ! Cathy nous prépare des supers plats. Des pancakes, des gâteaux, des œufs, du riz, de la polenta,… On mange sucré ou salé, mais c’est toujours délicieux et ça aide à prendre des forces pour la journée.

Ce week-end, pour utiliser paniers de framboises noires que nous récoltons tous les jours, Cathy nous avait fait sa Black rasberries bavarian pie (issue de son livre de recette Joy of cooking donc les références sont dans notre page Biblio).

J’ai essayé de me plonger dans ce livre de recette pour partager avec vous le secret de sa délicieuse tarte et je me suis heurtée (comme toujours!) à cette façon si particulière qu’ont les américains de mesurer des volumes, des distances ou des poids.

Voici une tentation de traduction de cette fameuse recette.

Pour la pâte à tarte :

  •  1 ¼ tasses de farine (soit 163g)
  • ½ cuillère à café de sel
  • 3/8 tasse d’huile végétale refroidie (soit 8cl)
  • 1 ½ cuillère à café de beurre doux

Selon moi il vaut mieux mettre du beurre à la place de l’huile végétale, ça doit être meilleur. Donc cela fait 8 cl de beurre fondu soit 48 g de beurre (eh oui j’ai fait de longues conversions pour vous !). Du coup mettons 50 g de beurre en tout et n’en parlons plus !

  1. On mélange le tout et on ajoute de l’eau froide (+ ou – 3 cuillères à soupe, à voir selon la consistance)
  2. Vous avez ainsi obtenu une boule de pâte qu’il vous faut étaler dans un moule à tarte.
  3. Une fois cela fait, il reste à piquer la pâte avec une fourchette (pour éviter qu’elle ne gonfle à la cuisson) et à la cuire. Afin que la pâte reste plate, recouvrez-la de papier cuisson et remplissez de graviers/riz/haricots …
  4. Laissez la pâte cuire seule pendant 15 minutes environ (aussi étonnant que cela puisse paraître nos amis américains comptent comme nous en heures/minutes/secondes, ce qui est bien pratique!) dans un four préchauffé à 210°C (je vous épargne la conversion en Fahrenheit!)

 Pour la garniture :

  1.  Écrasez dans un grand bol 1 « quart » (eh oui encore une nouvelle unité mesure !) de framboises noires (ou roses si vous n’avez pas la chance d’en avoir des noires, ce qui est bien triste pour vous!). Évidemment, je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler que 1 quart correspond à 95 cl.
  2.  Ajoutez ½ tasse de sucre (soit 12 cl)
  3. Laissez reposer pendant 30 minutes
  4. Versez dans un autre bol 3 cuillères à soupe d’eau froide. Saupoudrez de 2 cuillères à soupe de gélatine (de la pectine fera sûrement l’affaire!).
  5. Attendez 5 minutes puis mélangez l’eau froide et la gélatine avec 3 cuillères à soupe d’eau bouillante.
  6. Laissez refroidir pour que la gélatine prenne. On doit obtenir en gros une consistance de blancs d’œufs non battus. Puis fouettez le mélange jusqu’à obtenir une crème épaisse.
  7. Incorporez doucement cette crème au mélange framboise-sucre.
  8. Une fois votre pâte cuite, vous pouvez la recouvrir de cette garniture (en prenant soin d’enlever les éventuels cailloux ou haricot!). Puis décorez avec des framboises fraîches.

 Si vous avez eu le courage de lire cette recette jusqu’au bout : Félicitation !

Si vous avez même été jusqu’à réaliser cette tarte et à la réussir c’est un vrai miracle et nous aimerions vraiment que vous nous envoyiez une photo car nous avons oublié d’en prendre (et une part de tarte évidemment).

Clémentine

De la chèvre à l’assiette

De la chèvre à l’assiette ? Non je ne vais pas vous apprendre à découper une chèvre ! Il s’agit simplement de faire du fromage. Eh oui il nous aura fallu aller jusqu’au États-Unis pour apprendre cela ! C’est plutôt honteux pour des français. Mais rassurez vous, il ne s’agit que de fromage à tartiner et nous comptons bien apprendre à faire de vrais bons fromages français à notre retour.

Quoiqu’il en soit vous allez ici découvrir chaque étape de ce merveilleux processus.

1. La traite

Contrairement à ce que l’on pourrait croire c’est loin d’être évident. Mais après quelques essais nous ne nous en sortons pas si mal, bien que nous n’allions tout de même pas à la vitesse de Cathy. Le vrai problème c’est que l’on donne une portion de grain à Lilack et quand elle l’a finie elle commence à ruer. C’est donc une vraie course contre le montre pour finir de la traire avant ! Cathy y arrive facilement et obtient plus d’un demi gallon de lait. Mais nous peinons à tirer plus d’un quart de gallon…

2. Refroidissement du lait

Une fois Lilack trait, nous la remettons dans le pré avec les autres chèvres qu’elle avait quittées depuis la veille (il faut la rentrer dans un box le soir pour que ses petits ne la tètent pas). Puis nous mettons le récipient de lait à refroidir dans la rivière qui passe le long de la grange. Cela permet de diminuer la température très rapidement ce qui est important si on veut que le lait reste frais plus longtemps. Puis en fin de matinée, après avoir nourrit les poules et les chevaux, vidé le compost, on retourne chercher le lait que l’on peut filtrer et mettre au frais.

Refroidissement du lait dans la rivière

3. La confection du fromage

Une fois le lait refroidi, on peut commencer à faire du fromage. Voici la recette préférée de Cathy.

Il faut d’abord chauffer le lait à 80 degrés Fahrenheit (27°C). Une fois la bonne température atteinte, on ajoute la présure (« rennet » en anglais) et le babeurre (lait fermenté).

Pour 1 gallon et demi de lait (5,7 litres) on met deux cuillères à café de présure diluée (3 gouttes dans 1/3 de tasse d’eau) et ½ tasse de babeurre.

Ensuite on laisse fermenter plusieurs heures, disons toute la nuit si l’on fait le fromage en fin d’après-midi.

4. L’égouttage

Le lendemain matin le lait a coagulé. On essore alors le fromage dans une passoire avec un grand tissu à fromage au fond. Cela prend plusieurs heures pour faire couler tout le petit lait et n’avoir plus que le formage à tartiner dans la passoire. Pour ne pas gâcher le petit lait, on le donne aux chats qui tout à coup se prennent d’un grand élan d’affection pour nous !

5. L’assaisonnement

Il ne reste alors plus qu’à assaisonner le fromage de chèvre selon votre goût. Pour ma part, j’ai fait une tournée moi-même et j’ai ajouté du sel, du poivre, des queues d’oignons et de l’ail. Super bon sur des tartines.

Malheureusement, nous avons mangé le fromage bien trop vite pour avoir le temps de prendre une photo du produit final !

Clémentine