Que fait-on quand il pleut ?

Dessin du poêle à bois

Dessin du poêle à bois

Comme la ferme est située dans ce qu’on appelle une « temperate rainforest », il pleut assez souvent. La plupart du temps il pleut très fort un court moment dans la journée et nous pouvons donc travailler dehors. Mais aujourd’hui c’est particulier : à part une heure ce matin et ce soir nous n’avons pas eu une minute de repis ! Que fait-on dans ce cas-là ? Et bien ça dépend. La semaine dernière il y avait des planches à peindre par exemple. Aujourd’hui nous en avons profité pour rattraper notre retard dans nos courriels, skyper la famille, trier les photos pour le blog, rédiger un article…Mais aussi se reposer, jouer aux dames, aux cartes, dessiner, jouer avec les chatons ou discuter avec Marcus (Cathy n’est pas là cette semaine, nous tenons donc la ferme tous les trois).

Nous en avons également profité pour faire découvrir un peu la cuisine « à la française ». Ici tout est cuit au feu de bois grâce à un poêle qui fait aussi cuisinière, four et chauffe-eau. Si le feu est éteint et que l’on veut des pancakes le matin, il faut donc se lever tôt le temps de rallumer et de faire chauffer le poêle à bois. L’avantage c’est qu’en hiver cela ne consomme pas plus de bois, mais par contre ça en consomme plus en été … et ça chauffe ! Il faut donc s’organiser, cuisiner tout ce qui doit être cuit en même temps si on ne veut pas consommer trop de bois, chauffer trop la maison ou avoir à démarrer le feu plusieurs fois de suite. C’est un peu long de s’habituer à ce type de cuisson mais on s’y fait. Malgré quelques désastres culinaires nous commençons peu à peu à savoir utiliser la cuisinière, pour le four ce n’est pas encore vraiment ça (une tarte tatin pas cuite, l’autre carbonisée). Quoiqu’il en soit, ce poêle sert vraiment à tout faire, c’est le coeur de la maison. Et devinez par qui il a été construit ? Les Amish bien sûr !

Valérian

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Love your Block !

Ça y est, comme pour les classes vertes quand nous étions petits, nous avons eu notre boom de fin de wwoofing. Toute la journée de samedi, du matin jusqu’au soir, nous avons réalisé des activités pour les petits et les grands lors de la fête de quartier « Love your block ». Pour nous, la journée a débuté de bonne heure par le tri des fleurs que nous allions planter au pied des arbres dans la rue. Savoir si la plante est annuelle ou pérenne, si elle a besoin d’ombre ou de soleil, si elle a besoin d’eau ou pas… Bref, un tri qui nous permettait de placer chaque plante au bon endroit en fonction de ses besoins. Ensuite, à 10 h, l’événement a vraiment commencé et Shon, un voisin, nous a fait de délicieux pancakes sur le barbecue. Avec des fraises et des myrtilles fraîches, le tout arrosé de sirop d’érable mmmmh…. C’était un vrai délice ! D’ailleurs ça a permis de rameuter pas mal de monde (surtout des enfants) pour la suite des activités. Pendant que certains dessinaient ou mangeaient, nous avons commencé à nettoyer et planter des fleurs dans la rue. Il faut avouer que ceux qui nous aidé jusqu’au bout on été peu nombreux, mais plusieurs personnes donnaient des coups de main par-ci par-là. Certains étaient contents d’embellir la rue ou du moins l’arbre devant chez eux, d’autres étaient heureux de jouer avec des pelles, du terreau, un arrosoir et des plantes, ou d’autres enfin avaient tout simplement envie d’apprendre ou de donner un coup de main. Évidemment, vers midi, l’aide c’est fait plus rare avec la chaleur qui montait. Les escaliers devant chaque maison qui sont habituellement bien occupés se vidaient. Même les enfants ont arrêté leur bataille d’eau ! Nous sommes donc aussi allés nous mettre au frais à l’intérieur le temps du déjeuner avant de reprendre l’après-midi.

Vers 18 heures, Mrs Backer, une petite dame de plus de 80 ans qui connaît tout le monde et surtout que tout le monde connaît, nous a servi un très bon chili au jardin. Elle avait cuisiné toute la journée pour nous le servir avec du « corn-bread » et une citronnade bien rafraîchissante. Clémentine, en même temps, apprenait aux enfants à faire des « Grass-heads » à l’aide de bas, de terreau et de graines de gazon. Le principe est simple : il suffit d’arroser sa « Grass-head » quelques jours avant de voir pousser des cheveux verts. Ça permet d’amuser le enfant tout en leur faisant toucher du doigt le jardinage.

Faute de vidéoprojecteur, nous n’avons pas pu voir de film sur l’écran blanc que nous avions peint au mur, mais la journée avait été bien chargée. Le soir nous étions épuisé. Heureusement nous nous sommes couchés tôt avec l’idée que Shon ferait de nouveau des pancakes au jardin le lendemain. Ça motive !

Valérian