Irrigation au goutte à goutte

Certains d’entre vous – j’entends nos lecteurs les plus assidus – doivent se demander pourquoi à notre arrivée nous parlions d’installer un système d’irrigation au goutte à goutte, et que depuis on n’en entend plus parler. Et bien nous allons réparer cette erreur et vous raconter les merveilleuses péripéties que nous avons vécues grâce à la « drip irrigation » !

Tout d’abord, petite explication pour ceux qui ne s’y connaissent pas parfaitement. L’irrigation au goutte à goutte est un système qui permet d’arroser son potager grâce à un réseau de tuyaux percés qui courent le long des rangés de légumes. Quand on ouvre l’eau, elle s’écoule au goutte à goutte par les fentes des tuyaux. Cela permet d’une part d’automatiser son système d’arrosage (on ouvre l’eau pendant une heure par exemple et on peut faire autre chose à côté, pas besoin de se balader avec son tuyau d’arrosage), mais aussi d’économiser de l’eau. En effet, comme le liquide s’écoule lentement et arrive directement sur le sol, il y a moins de pertes par évaporation et l’eau a le temps de bien s’infiltrer dans la terre.

Voici un petit schéma qui vous permettra de visualiser comment ça marche.

Schéma d'irrigation au goutte à goutte

Schéma d’irrigation au goutte à goutte

1. L’épreuve du système métrique américain

Première étape avant d’installer un système d’irrigation : faire un plan du jardin, afin de pouvoir estimer la surface à couvrir et le matériel à acheter. Et c’est là que nos premières difficultés ont démarrées car il nous a fallu nous approprier le sytème métrique américain qui est – il faut bien le dire – complètement illogique ! L’idée c’est qu’ici on compte tout en pieds et en pouces. Au départ; ça part d’une bonne intention puisque ça permet à n’importe qui de calculer des distances, pas besoin d’avoir un mètre (avouons tout de même qu’il faut avoir de bons pieds et de gros pouces, car même les miens ne sont pas au bonnes dimensions, alors que, comme chacun sait, je me débrouille plutôt pas mal dans ce domaine !). Mais là où ça se complique c’est pour faire un plan, parce qu’il faut 12 pouces pour faire un pied. Alors quand on calcul une distance de 1 pied et 3 pouces et bien c’est plus difficile à représenter sur du papier millimétré !

Voici tout de même une photo du plan que nous avons pu réaliser.

plan du jardin

2. La barrière de la langue

Déjà que nos compétences en matière d’irrigation ne sont pas très pointues, mais en plus il a fallu tout reprendre depuis le début afin de nous approprier le vocabulaire anglais. Eh bien, on peut vous dire ça prend de longues heures de recherches sur internet, et de coups de téléphones afin de comprendre la différence entre un « drip tape », une « drip line », des « emitter lines », des « drip emitters », etc…

Bref, nous avons finalement choisi des « drip tape », c’est à dire des petits tubes plats avec des fentes qui ont l’avantage d’être très peu chers, résistants et de se boucher moins facilement que les tuyaux ronds.

3. Un dimanche à l’eau (dans tous les sens du terme)

Finalement, à la fin de notre première semaine, nous savions à peu près ce que nous voulions et nous étions prêts à commander le matériel. Nous comptions faire cela le lundi, car nous devions passer notre dimanche avec Violaine pour planter des tomates et les choux asiatiques. Finalement, il a plu non-stop durant tout le week-end… Plutôt dépités, nous avons décidé de passer la commande sur internet tous les trois, afin de vérifier que tout marchait comme prévu. Mais là, en nous repenchant sur le système, plein de nouvelles questions sont venues : cela pose-t-il un problème si le terrain est en pente ? Le filtre à eau est-il vraiment celui qu’il nous faut ? Finalement, c’est quoi déjà un « emitter line » ? Ca ne serait pas mieux que le « drip tape » ? … Bref, une nouvelle journée passée au téléphone à harceler un pauvre vendeur qui nous conseillait depuis la Californie. Il faut l’avouer, ce jour là, vers 16h, notre moral au plus bas, nous avons fini par attaquer une plaquette de chocolat ! A 18h, tout était prêt pour le grand saut et nous avions enfin tout compris. Nous avons passé la commande afin que le matériel nous soit livré avant la fin de la semaine.

4. Un nouveau rebondissement !

Vendredi 24 mai était un jour à marquer d’une pierre blanche ! Nous avons enfin reçu tout notre système d’irrigation. Tous contents nous filons au jardin débuter l’installation, avant de nous apercevoir… que nous avions oublié les petits connecteurs entre les « drip tape » et la ligne principale. En gros, l’Élément indispensable ! Évidemment, comme il n’y aucun vendeur de « drip tape » près de New York, nous avons du refaire une commande en 4ème vitesse et payer très cher pour être livrés au plus tôt (avant notre départ pour la Caroline du Nord).

5. The end ?

Nous avons finalement reçu les pièces manquantes cet après midi et nous avons pu débuter le travail. Tout à l’air de se passer très bien et on espère que ça va durer, car nous n’avons plus que demain pour finaliser l’installation du système d’irrigation. Ensuite ce week-end nous participerons à la fête du quartier organisée dans le jardin, avant de reprendre notre route vers le sud lundi matin.

Clémentine

NYC La ville aux mille visages

Un parc urbain de 14ha, des grattes ciel, une voie de chemin de fer transformée en promenade, des rues recouvertes de panneaux publicitaires, des jardins sur les toits, une tour de 381m de haut,… New York ce n’est pas seulement un gigantesque amas de béton, c’est aussi une ville extrêmement verte. Ce qui fascine c’est avant tout le contraste entre tous ces univers différents qu’on l’on croisent sur son chemin en visitant New York.

Voici un rapide aperçu en images de ce que nous avons découvert ces dix derniers jours.

Premiers pas dans le jardin de Brooklyn

1 400 kilomètres en deux jours, de la Gaspésie à New York, ça fait du changement ! D’une petite ferme (de plusieurs hectares tout de même), nous voici désormais en plein coeur de la ville dans un potager de 250m². Nous avons quitté Belle Roche alors que la saison débutait à peine, alors qu’ici le petit jardin à l’arrière de la maison de Violaine ressemble déjà à une forêt vierge. On peut même déjà voir les fraises poindre le bout de leur nez dans le potager communautaire. Violaine ?… Eh, oui une française, ça nous fait une transition douce entre le Québec et notre prochaine étape en Caroline du Nord !

Welcome Home Garden va donc nous permettre de découvrir un nouvel univers. En plein milieu d’un quartier encore très populaire de Brooklyn, ce jardin a certes pour objectif de produire des légumes, mais aussi de redynamiser la vie du quartier. Dans Halsey Street, où habite Violaine, on voit des gens traîner et papoter dans la rue toute la journée, et forcément à un moment où un autre, ils s’attardent devant le potager communautaire. Cela nous permet de découvrir toutes les figures du quartier. De Willy, qui se la joue « mâle domniant du bloc » et qui donne des petits coups de main à droite à gauche, à ce gamin qui retourne toutes les pierres pour trouver des serpents, en passant par notre nouvel assitant arrosage d’environ 6 ans, on ne risque pas de s’ennuyer pendant trois semaines !

Ce séjour sera très différent du précédent également parce que Violaine mène cette initiative sur son temps libre et qu’elle a un travail à plein temps en dehors. Nous ne passons donc pas nos journées avec elle en semaine. En revanche, le week end, Violaine et les membres du quartier viendront se joindre à nous. En attendant, nous avons plein de petits boulots à faire et même un projet à mener : mettre en place et installer un système d’irrigation au goutte à goutte pour le potager.

Le fait de ne pas travailler au jour le jour avec Violaine nous inquiétait un peu au départ, mais finalement, grâce au deux jours de congés qu’elle avait pris à notre arrivée et à des temps de discussion le matin et le soir, nous avons déjà appris plein de choses sur le jardin, sur Brooklyn, les enfants du quartier, mais aussi sur la permaculture et la biodynamie, des techniques qu’elle essaye d’appliquer dans le potager.

Bref, beaucoup de nouvelles choses à découvrir, mais heureusement, nous gardons quelques repères : Violaine fait ses semis… dans son salon !

Clémentine

New York City !

Nous voilà arrivés à New York après 1 semaine de voyage à travers la Gaspésie (Canada) et Boston. Nous sommes installés depuis cet après midi à Brooklyn chez Violaine que nous allons aider dans son jardin communautaire.

D’ici quelques jours vous aurez donc des nouvelles !