Le recette du « pain doré » au sirop d’érable

Le pain doré n’est autre que le nom québécois du pain perdu, mais avec du sirop d’érable dessus ça change tout ! Hier, après une soirée autour du premier feu de camp de l’année, Caroline et Simon ont décidé de nous faire déguster les trois types de sirops d’érable du voisin sur du pain perdu.

La couleur et le goût du sirop varient selon la saison : clair au début, médium, puis ambré en fin de saison.

Pour 4 personnes :

– 1/4 de litre de lait

– 2 œufs

– 50 g de beurre

– 8 tranches de pain (éventuellement rassi)

– sirop d’érable à volonté !

Mélangez le lait et les œufs. Faites bien tremper les tranches de pain dans le mélange des deux côtés. Ensuite faites revenir vos tranches de pain dans une grande poêle beurrée jusqu’à ce qu’ils dorent. Enfin, prenez chacun deux tranches dans votre assiette et arrosez généreusement de sirop d’érable (d’après nous le médium est le meilleur !). C’est prêt !

Malheureusement, trop occupés à déguster, nous avons oublié de prendre des photos…

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Fin de la récolte du sirop d’érable

Un pistolet pour vermifuger les vaches ? Voilà un outil que l’on utilise couramment dans une érablière. Et oui, les agriculteurs se passent quelques astuces…

Simon travaille dans l’érablière de son voisin pendant la saison froide en attendant de pouvoir s’occuper de ses légumes, et nous sommes venus lui donner un coup de main.

Pour récolter l’eau d’érable (la sève) il faut faire des entailles dans les érables, on y insère alors un « chalumeau » qui conduit la sève hors de l’arbre jusqu’à un sceau ou bien jusqu’à un tuyau. Dans l’érablière où nous avons accompagné Simon vendredi, un réseau de tubes en plastique bleu reliait les érables entre eux et conduisait l’eau par gravité jusqu’à la cabane à sucre. La sève peut-être récoltée lorsque la température oscille entre 0 et +5°C. À la fin de la saison, avant que les bourgeons n’apparaissent, il faut retirer les « chalumeaux » enfoncées dans les entailles des arbres pour réduire les blessures.

Nous avons donc passé notre vendredi après-midi à décrocher les « chalumeaux » des érables et à stériliser à l’alcool les tubes qui amènent la sève à la cabane à sucre. Le pistolet à vermifuge sert donc ici de pistolet à alcool.

Simon nous a ensuite fait visiter la cabane à sucre, et nous a expliqué tout le process de la fabrication du sirop d’érable. Ici pas de festin, juste du travail, mais nous nous sommes rattrapés ce week-end en visitant une autre cabane à sucre où nous avons mangé des fèves au lard, des omelettes des pommes de terre, des pancakes au sirop d’érable, des tires sur la neige… Bref, un vrai repas de bûcheron, et là gare à l’hyperglycémie !

Valérian

Comme à la maison

Déjà la fin de semaine! Quatre jours chez Simon et Caroline et nous nous sentons déjà chez nous. Pour ce qui est de découvrir le fonctionnement d’une ferme bien rodée, qui marche à plein régime, ce n’est pas ça. Mais ce n’est pas cela qu’il faut chercher à la ferme Belle Roche.

C’est une toute jeune structure, qui débute gaiement sa deuxième année, et nous sommes là pour voir ses premiers pas : plutôt fascinant. Si cette petite exploitation maraîchère marche déjà si bien c’est sûrement grâce au dynamisme et à la joie de vivre de Simon et Caroline, qui voient les choses modestement, mais qui ont toujours de nouvelles idées. Leur objectif ? Se diversifier au maximum sur un petit espace.

La première année a été consacrée à la transformation de l’exploitation latière et de veaux d’élevage du père de Simon, en une terre à légumes. Et maintenant il semble que chaque année va voir naître un nouvel atelier (ou plus ?!). Des cochons, des fraises, des asperges, de l’élevage, des grandes cultures, des champignons, un magasin à la ferme,… Ce ne sont pas les idées qui manquent et on se dit que d’ici 10 ans, Belle Roche aura un tout autre visage. C’est cette excitation qui nous prend quand on vient travailler avec Simon et Caroline et ça donne envie de rêver à plein de projets !

Faire des semis, réparer la serre, arroser les plants, aider le voisin dans son érablière, mais aussi repeindre la chambre du bébé qui arrive dans 5 mois, cuisiner, boire des coups, jouer au cartes après le « souper »… Depuis le début de la semaine, nous avons vécu la vie de la ferme, qui n’est pas uniquement consacrée à l’agriculture. Quand on fait du WWOOFing on ne donne pas seulement un coup de main dans les champs, on partage aussi le quotidien des personnes avec qui l’on travaille et c’est cela qui fait qu’on se sent si bien à la ferme Belle Roche.

Clémentine

Bienvenue à la ferme Belle Roche !

Des milliers d’« outardes » (oies) volant en V dans le soleil couchant, d’autres se reposant dans les champs encore inondés par le dégel… Notre première vision de la nature québécoise était vraiment grandiose ! Ça y est, nous sommes enfin parti vers notre première ferme. Pas en voiture comme prévu, mais en bus (encore quelques détails à régler mais ça avance). Prendre enfin l’air de la campagne après une semaine à Montréal parsemée de poutines, ça fait du bien.

Nous avons passé notre première matinée à transplanter des plants de tomate dans la serre aménagée dans le salon. Là, une grande lampe au sodium éclairait tous les plants, ce qui nous a permis de travailler au chaud et au soleil alors qu’il pleuvait averse dehors.

Pendant ce temps là, la dernière récolte de sirop d’érable de Simon était en train de bouillir dans la cuisine, avec une agréable odeur qui se répandait dans la maison. D’une grosse marmite de sève il ne restait à la fin qu’un demi pot de confiture. Il y a de quoi être frustré par la quantité, il n’empêche que j’ai très hâte d’être demain matin pour goûter le sirop !

Valérian