Après la version numérique : le vrai livre !

couverture

Ça y est ! Champs libres est enfin disponible en version papier ! Si vous n’aviez pas le cœur de vous attaquer à la lecture d’un livre numérique, voici maintenant un bel ouvrage à acquérir pour la modique somme de 8€.

Pour les commandes, merci de nous contacter par courriel : terreenvue.asso(at)gmail.com

Bonne lecture !

Clémentine et Valérian

Notre première exposition à Mareil-Marly

Ce week-end, a eu lieu la première exposition de CAP à l’Ouest à Mareil-Marly.

Nous avons reçu de nombreux visiteurs de tout âge qui sont bien souvent repartis avec les yeux pétillants. Une belle manière de poursuivre notre voyage, de le partager et de faire rêver.

Merci à tous pour votre soutien et votre enthousiasme !

Et n’oubliez pas que nous serons  le 5 décembre à Rennes à Agrocampus Ouest, à l’Aquarium, bâtiment 1 de 12h à 19h.

Clémentine et Valérian.

Préparation de la première exposition

Notre première exposition aura lieu dans une semaine à la Terrasse à Mareil-Marly !

Photos de la préparation :

N’oubliez pas nos deux premières expositions !

A Mareil-Marly à la Terrasse le vendredi 29 novembre à partir de 19h30 et le samedi 30 novembre de 14h à 18h

A Rennes, à Agrocampus Ouest le jeudi 5 décembre de 12h à 19h à l’aquarium

Entrée gratuite pour tous !

Clémentine et Valérian

A l’école de Mareil

Nous avons passé trois après-midi fantastiques avec les élèves de la classe de CM2 de Nathalie Redon à Mareil-Marly (78).

Deux séances de jardinage nous ont permis de sensibiliser les élèves au l’importance de préparer et de nourrir son jardin avant l’hiver. Nous avons testé trois techniques sur leur potager :

  • le jardin en lasagne qui consiste à empiler des couches de carton, compost (ou terreau), feuilles, paille et autres déchets organiques. Cela permet de constituer une terre plus riche pour l’année suivante. Chaque matériau va se décomposer à une vitesse différente, permettant ainsi de nourrir le sol et de lui donner une structure.
  • le paillage avec des feuilles mortes et de la paille, qui permet aussi de nourrir le sol grâce à la décomposition des feuille et de le maintenir au chaud pour qu’il soit prêt plus rapidement au printemps. Le paillage limite aussi la pousse des mauvaises herbes ! Nous avons ainsi paillé des fraisiers et des bulbes.
  • la plantation d’un engrais vert : la phacélie. Cette plante semée par les enfants va couvrir le sol pendant l’hiver et le nourrir lorsqu’elle sera enfouie avant la plantation au printemps.

Ces deux séances ont été très fructueuses et les enfants nous ont paru extrêmement motivés et intéressés. Un vrai plaisir, malgré la pluie !

La troisième séance a été consacrée au récit du voyage. Valérian a feuilleté son carnet de voyage sous les yeux ébahis de toute la classe. Nous avons entrecoupé cela de petites activités de réflexion sur des méthodes de culture alternatives comme le cheval de trait. Points positifs ? Point négatifs ? Les élèves nous ont bluffés !

Dernière étape : toute les productions et supports de réflexion des enfants sur le thème de l’agriculture durable seront présentés à Mareil lors de notre exposition le 30 novembre 2013 à la Terrasse de 14h à 18h. Vous y découvrirez entre autre leur terrarium, la fiche technique de réalisation d’un jardin en lasagnes, des photos,… mais chuuut, ne dévoilons pas tout maintenant !…

Clémentine

La fin d’une belle aventure ?

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Voici déjà plusieurs semaines que nous avons repris la route, après un séjour idyllique à Good Note Community Farm. Pas facile de quitter Maryann, Kevin et Rigel après trois semaines si courtes, mais durant lesquelles nous avons appris énormément et noué des liens très forts avec cette famille dont nous nous sentons si proche. C’est donc le cœur serré que nous avons agité nos mains par la fenêtre en laissant derrière nous cette ferme qui clôture un voyage de six mois extraordinaire, plein de rencontres, de découvertes, de surprises, de nouveaux amis. Un voyage dans lequel nous avons mis tant d’énergie, d’espoirs, de rêves et de travail.

Mais heureusement, l’histoire ne s’arrête pas là puisque sur le chemin du retour pour Montréal nous avons traversé tout le Canada, découvert des régions magnifiques, fait du canoë sur les lacs déserts de l’Ontario, entourés d’érables aux vives couleurs d’automne.

Finalement, nous avons décidé de clore ce voyage en beauté, là où il avait commencé : à la ferme Belle Roche. Nous avons donc retrouvé Caroline et Simon qui n’avaient pas changé, bien que la ferme, elle, n’ait vraiment plus le même aspect ! Nous avons pu récolter avec bonheur les légumes que nous avions laissés à l’état de plantules il y a quelques mois, et bien sûr rencontrer Raphaëlle, la petite fille d’un mois qui habite désormais la chambre bleue que nous avions repeinte en avril.

De retour à Montréal depuis mercredi, nous avons finalement revendu notre voiture « sac-à-puces » et nous profitons désormais de l’été indien sur les terrasses ensoleillées de la première ville du Québec.

Si ce voyage se finit demain, l’aventure elle continue, puisque nous espérons pouvoir partager avec vous, en France, cette expérience fabuleuse et les nouvelles idées qu’elle nous a données. Nous organiserons donc des événements et des expositions dans la région parisienne et en Bretagne dans les mois à venir et nous comptons vous y voir nombreux !

Merci à tous pour vos messages et vos commentaires. Merci d’avoir suivi fidèlement ce blog durant six mois. Rien ne nous a plus de motivé que de voir la fréquentation de notre site augmenter au fil des mois !

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog dans les jours et les mois à venir pour obtenir des informations sur nos expositions, soirée-débats et animations. Mais aussi éventuellement pour lire de nouveaux articles plus synthétiques sur ce voyage et les pistes de réflexion qu’il nous a ouvertes.

A très bientôt !

Clémentine et Valérian

De Vancouver à Edmonton

Avec un peu de retard voici les photos de notre périple de 10 jours entre Goat’s Pride Dairy et Good Note Community Farm !

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Portland

S’il il nous fallait décrire la ville de Portland (Oregon) rapidement, ce serait assurément les mots « développement durable », « douceur de vivre » et « innovation » qui nous viendraient à l’esprit en premier. A quelques miles de la mer et des montagnes, au milieu des vignes, de la forêt et des champs de blé, cette petite ville à taille humaine nous a tout de suite séduits. Il faut dire que nous étions logés chez des amis et que nous avons été particulièrement bien accueillis par Sarah, Damien et leurs deux enfants dans leur confortable maison (avec un potager!).

Si la ville n’a pas su attirer beaucoup d’entreprises (hormis quelques-unes comme Nike ou Intel…), Portland s’est bien rattrapée en concentrant son activité sur le développement durable. Elle a réussi en 2004 à repasser sous la barre d’émission de CO2 qu’elle produisait en 1990 ! Et les progrès continuent…

Voici dans le désordre quelques innovations dans le domaine du développement durable que nous avons pu voir à Portland :

  • Dans les super-marchés

Nous sommes allés dans un super-marché bio et local où il y avait pas mal d’idées. A part la vente en vrac des produits qui se voit de plus en plus en France, nous avons découvert une initiative originale au rayon poissonnerie dans le super-marché New Seasons. Des panneaux indiquaient grâce à un code couleur si les poissons étaient issus d’une pêche responsable ou non. Les produits ayant une couleur rouge (indiquant une pêche non responsable) ont peu à peu été radiés des rayons. De plus les panneaux indiquent si les poissons sont frais ou non. Seul problème : aucun renseignement n’était donné sur la période optimale de pêche pour les poissons sauvages. (Si vous voulez un très bon site pour connaître tout cela, avec à la clef plusieurs recettes, il suffit d’aller sur http://www.mrgoodfish.fr). Enfin pour finir, les tickets de caisses sont parfois imprimés recto/verso afin de réduire le gâchis de papier.

  • Les rigoles de drainage biologiques (« bioswales »)

Afin d ‘allier lutte contre l’érosion, contre la pollution des nappes phréatiques et cours d’eau, contre les inondations hivernales et enfin verdissement de la ville, Portland a mis en place partout dans la ville des « rigoles de drainage biologiques ». Il s’agit tout simplement de parterres de plantes filtrantes qui sont placés judicieusement en bas de la pente des routes et parkings. En plus d’absorber le trop-plein d’eau lors des fortes pluies, cette construction évite que les huiles de moteurs et autres déchets liquides répandus sur le bitume finissent droit dans les rivières. Ces rigoles sont même devenus obligatoire pour chaque construction de parking ! Par contre nous n’avons pas réussi à savoir si les plantes filtrantes étaient suffisamment efficaces pour nettoyer l’eau de pluie qui s’infiltre dans les rigoles.

  • Ligne prioritaire sur les autoroutes pour les bus et le covoiturage

Nous n’avons pas observé cette initiative qu’à Portland, mais cette article nous permet d’en parler. Il s’agit tout simplement d’une file de voiture située à gauche sur la chaussée qui est réservée uniquement aux bus et aux voitures ayant plus de deux personnes à bord. Symbolisé par un losange blanc, cette idée incite fortement au covoiturage, à l’utilisation des transports public et par la même occasion à la réduction de la pollution et des embouteillages.

  • Les éco-districts de Portland, un moyen d’évoluer ensemble

La ville de Portland est maintenant divisée en plusieurs éco-districts. Le but de ce grand projet est que chaque quartier définisse des objectifs de réduction de la pollution. Cela passe par de la coopération entre les entreprises, particuliers et institutions pour réduire les déchets, produire de l’énergie propre, repenser la ville… Chaque année des responsables d’autres villes sont invités pour voir les initiatives lancés par ces éco-districts.

  • L’institut de recherche BEST (Built Envronment and Sustainable Technologies)

Grâce aux recherches et aux conférence de l’institut BEST, Portland ne cesse d’innover dans le domaine du développement durable. Ces recherches, qui allient différents acteurs, permettent notamment d’évoluer dans le domaine du bâtiment, de l’énergie (saviez-vous par exemple que les panneaux solaires au-dessus des toits végétalisés fonctionneraient mieux que sur des toits normaux?) …

  • Recyclage et compostage

Tout est pensé pour le recyclage. Si vous achetez quelque-chose à manger ou boire à emporter, ce sera bien souvent dans du carton ou du plastique compostable ! Et pour forcer la main des citoyens sur le recyclage de leurs déchets, seule la poubelle du compost est depuis peu ramassé chaque semaine, les autres ne sont ramassées qu’une semaine sur deux. Des lois sont même mises en place pour permettre aux gens d’avoir des poules dans leur jardin (qui mangeront alors les déchets compostables) tout en assurant leur bien-être. Et pour réduire les déchets, certaines écoles vont même jusqu’à bannir les couches jetables pour leurs bambins !

  • Agriculture urbaine et bibliothèques d’outils de jardinage

Ici, comme dans de nombreuses villes que nous avons traversé, l’agriculture urbaine est de mise. Certains quartiers se sont même dotés de « bibliothèques » d’outils mises à la disposition des main vertes.

Enfin, vous l’aurez compris, Portland regorge d’idées pour le développement durable ! Et ce n’est sans doute pas pour rien que la ville a récemment choisi de fusionner son département de la planification de l’urbanisme et celui de l’environnement…

Valérian

Pour aller plus loin :

le site de la ville de Portland : www.portlandonline.com

le site des éco-districts : http://ecodistricts.org/ ainsi que leur document de planification (pleins d’idées ici pour les villes et municipalités !) : pdf framework ecodistrict

le site du super-marché New Seasons : http://www.newseasonsmarket.com/

le site du programme BEST : http://www.ljmu.ac.uk/BLT/BEST/index.htm

le site pour acheter du poisson durable au bon endroit et au bon moment : http://www.mrgoodfish.com/fr/index.html

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Super-héros et délation

Superman, Batman, Spiderman, Dardevil…. Vous l’aurez compris, les États-Unis sont la terre natale des super-héros, à tel point qu’un garçon de notre âge nous a déjà demandé quel super-pouvoir on aimerait avoir si on était un super-héro !

Et pour le plus grand bonheur des petits comme des grands, ce charmant pays nous donne même le pouvoir de devenir un super-justicier. Ainsi, si vous voyez sur une autoroute une voiture avec une seule personne qui est sur une file réservée aux bus et au covoiturage, vous pouvez appeler le 206-764-HERO pour le dénoncer à la police (HERO étant 4376 sur le clavier d’un téléphone). Si l’on s’ennuie et que personne n’enfreint cette loi, des panneaux indiquent le long des routes le numéro à appeler si l’on voit des excès de vitesse ou bien des conducteurs qui semblent un peu trop portés sur la boisson au volant. Si vous êtes un peu hésitant à chercher son chemin, vous pourrez donc vous faire arrêter par un policier quelques mois plus tard qui vous demandera si vous étiez en état d’ébriété tel jour à telle heure (véridique !)

Les fans de shopping peuvent aussi agir, puisqu’il est aussi possible de dénoncer les conducteurs qui utilisent les places de parking de supermarché sans être client.

Les patriotes se contenteront de dénoncer à la police les immigrants mexicains illégaux. C’est sur une radio locale que nous avons entendu une femme qui, après avoir fait l’éloge de la construction du mur à la frontière mexicaine, nous donnait le numéro de téléphone approprié. Tout ça évidemment sur un fond de musique douce et patriotique.

Enfin, pour les amoureux de la nature (ils ont pensé à tout!), vous pouvez dénoncer les personnes qui donnent à manger aux animaux sauvages, dérangent les otaries ou se baladent dans des endroits non autorisés.

Bien sûr, tout cela repose sur la bonne volonté des citoyens honnêtes qui œuvrent pour le bien de leur pays, de leur place de parking ou de l’environnement. Ces super-héros travaillent donc le plus souvent gratis. A part évidemment, lorsqu’on arrive à voir quelqu’un tuer un policier de la ville de New-York, il y a alors 10 000 dollars de récompense en appelant 1-800-COPSHOT!

Valérian